La directive européenne sur les armes est inique. Lors de son élaboration, Bruxelles a fait fi des principes élémentaires d’un État de droit. Des règles injustes, écrites sous la dictée de l’étranger? Rejetons-les, sinon nous serons tous perdants!

La directive européenne sur les armes est liberticide. Elle vient amputer et réduire au seul privilège de quelques-uns, un droit qui nous appartient depuis des siècles: celui de posséder des armes. Nous n’avons pas pour habitude de quémander devant les autorités – et il n’y a aucune raison pour commencer à le faire.

La directive européenne sur les armes est inutile. Bruxelles invoque la lutte contre la récente vague d’attentats terroristes, quand bien même aucun de ces meurtres de masse n’a été commis avec une arme légale. On ne fait pas des lois pour s’amuser: une telle absurdité va trop loin!

La directive européenne sur les armes est dangereuse. Sa mise en œuvre entraînerait pour nos forces de sécurité des formalités administratives insensées et des surcoûts énormes. En attachant nos policiers à leur bureau, nous n’augmentons la sécurité que pour les criminels.

La directive européenne sur les armes est antisuisse. Nous n’avons ni parlement professionnel ni armée de métier: nous avons des dimanches de vote et des citoyens en uniforme. Ces conditions sont uniques et ce système fonctionne parfaitement. Nous n’avons besoin ni de directives étrangères sur les armes qui nous interdisent nos fusils d’assaut, ni de directives «démocratiques» qui nous restreignent nos droits politiques!

Restons dans le droit

PDC et PLR l’avouent: les durcissements de la législation sur les armes de l’UE sont inutiles. Des durcissements inutiles de la loi constituent des restrictions inutiles de la liberté. Les restrictions inutiles de la liberté sont arbitraires. L’arbitraire est inique. Faisons ce qui est juste: restons dans le droit.

Inique!

La Directive européenne sur les armes ne remplit ni le critère d’adéquation au but recherché, ni ceux de nécessité ou d’acceptabilité. En la promulguant, l’UE enfreint l’un des principes fondamentaux de l’État de droit: celui de proportionnalité. Face à une réglementation aussi incohérente, la résistance s’imposerait d’office, mais la Berne fédérale se montre conciliante à mauvais escient. Pour ne pas risquer une opposition de la part de l’UE, le Conseil fédéral et le Parlement veulent se plier à un texte qui n’aurait jamais dû être adopté. Ce faisant, non seulement ils acceptent le démantèlement de notre État de droit, ils capitulent aussi face à la volonté de l’UE. Si nous laissons faire, nous y perdrons tous.

Liberticide!

À condition de n’avoir rien à se reprocher, les citoyennes et citoyens suisses (ainsi que la plupart des étrangers domiciliés chez nous) jouissent depuis toujours du droit de posséder une arme. Or, l’UE désire désormais faire de ce droit un simple privilège. À l’avenir, l’achat d’armes à feu ordinaires ne sera plus interdit de façon exceptionnelle, mais, bien au contraire, autorisé de façon exceptionnelle. La possession légale d’armes: une prérogative octroyée par le suzerain? Nous ne voulons pas de cela dans notre Suisse de liberté, pas pour les citoyennes et citoyens libres que nous sommes!

Inutile!

L’UE justifie sa Directive sur les armes par la nécessité de lutter contre la vague terroriste actuelle. Toutefois, depuis que celle-ci a débuté, aucun attentat n’a été perpétré avec une arme légale. Dans ces conditions, même le PDC et le PLR reconnaissent que les nouvelles règles – dont la mise en œuvre représenterait une lourde charge administrative – ne sont pas adaptées à l’objectif qu’elles sont censées atteindre. Inutile et pourtant très chère – nous pouvons nous passer d’une telle expérience.

Dangereuse!

Les cantons ont bien sonné l’alarme: la reprise de la Directive européenne sur les armes engendrerait un monstre bureaucratique. Chaque corps de police devrait faire face à d’innombrables heures de travail de bureau en plus, et dans certains cas, il serait même nécessaire d’acquérir de nouveaux systèmes informatiques. Et comme Bruxelles ordonne mais ne paie pas, ce serait au détriment du travail à proprement parler de la police. Mais ce n’est pas seulement en liant les policiers à des tâches administratives superflues que l’adoption des règles UE créerait de l’insécurité. Parce qu’elle ferait de la possession d’armes un privilège, elle entraînerait également une diminution constante de la densité des armes légales: l’effet dissuasif, particulièrement important dans les zones reculées, s’éroderait. Faciliter le travail pour les criminels, sans aucune contrepartie? Non merci!

Antisuisse!

La liberté responsabilise. Pour des personnes aussi libres que nous les Suisses, il n’y a nul besoin d’être enfermés dans des paragraphes infantilisants, comme des gamins en bas âge dans leur parc! Avec sa Directive sur les armes, l’UE prétend nous interdire jusqu’à la possession des fusils d’assaut de notre propre armée. La conséquence: l’arme du soldat de milice ne serait plus l’arme du citoyen, le tir en campagne entrerait dans les zones grises à la marge de la légalité, et lors du «Knabenschiessen», le concours de tir de la jeunesse zurichoise, on récompenserait les jeunes pour la maîtrise d’une arme que nous n’avons en réalité pas le droit de détenir. Si nous l’acceptions, nous nous couvririons de ridicule, non seulement aux yeux du monde, mais aussi et surtout à nos propres yeux!

Restons nous-mêmes

Pour lutter contre les terroristes armés de Kalachnikovs provenant du trafic illégal d’armes, Bruxelles exige que nous renoncions à notre droit à la possession d’armes. Il nous faudrait même interdire les fusils d'assaut de notre propre armée. C'est ridicule, c'est insensé, c'est scandaleux, et tout le monde le sait. Si nous ne rejetons pas de telles exigences, nous indiquons clairement que l’on peut nous harceler à volonté. Et celui qui peut être harcelé à volonté… sera effectivement harcelé à volonté. Faisons ce que le bon sens commande: Restons nous-mêmes – nous le valons bien.

Ne gaspillons pas des francs pour sauver des centimes

En été 2005, le peuple a approuvé l'adhésion à Schengen, car les conditions d'adhésion alors négociées nous offraient certains avantages, y compris économiques. Mais maintenant, tout d’un coup, l'UE introduit des conditions supplémentaires. Afin qu’elle continue à nous garantir le respect de l’accord de Schengen, nous devrions, sans aucune raison, adopter des lois dont les coûts se chiffrent en millions et qui réduisent des centaines de milliers de citoyens sans reproche à des quémandeurs devant les autorités. Mettre en péril les avantages de notre Etat de droit pour garantir les avantages d’un traité international? Faisons ce que est raisonnable: ne gaspillons pas des francs pour sauver des centimes.

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